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À toi mon bébé miracle 🩵

Attention, ce texte touche les deuils périnataux, si jamais tu vis un deuil difficile, sache qu’il existe plusieurs ressources pour te soutenir, n’hésite pas à les solliciter! Il n’y a rien de banal à vivre une ou des fausses couches, à devoir bénéficier du système pour avoir un petit coup de pouce! Ce sont des parcours remplis d’émotions, de déceptions, mais toujours alimentés du désir profond de devenir parents.

On va se le dire, perdre son bébé, peu importe le stade gestationnel, est toujours un choc. C’est une douleur solitaire parce que c’est difficile d’expliquer une peine aussi grande pour un être qu’on n’a pas vraiment eu le temps de connaître.

Solitaire aussi parce que notre société valorise d’attendre après la fin du 1er trimestre avant d’annoncer la grossesse en nous faisant croire que c’est gênant de «désannoncer» la nouvelle si jamais les choses se ne poursuivent pas comme prévu. Le deuil périnatal est sournois, parce qu’il oblige à faire une croix sur des fantasmes et énormément de projections. Ce petit bébé-là qui serait né tel mois, qui aurait ressemblé à papa ou à maman, qui aurait joué avec ses frères ou ses sœurs, qui aurait eu ce pyjama…

Maudit que c’est cruel!

On sait aussi à quel point la grossesse suivante est souvent synonyme de stress, de peurs et en même temps, d’espoirs. Tellement d’espoirs. On s’accroche à ça, pas l’choix, on en a tellement rêvé!

Enfin! Le «plus» arrive sur le test, on appréhende le reste. Qu’est-ce qu’on fait? On court à la pharmacie pour en acheter d’autres, au cas où. 

On avait presque inclus «tests de grossesse» dans notre budget mensuel!

Mais une fois confirmé, les questions «pop» une après l’autre. Est-ce que je m’attache trop vite? Vais-je encore être déçue? Comment notre couple va gérer cette joie sans trop penser au pire qu’on connaît déjà trop bien? Est-ce que cette fois-ci, c’est la bonne?

J’sais pas comment je pourrais passer au travers d’une autre déception!

Les mois passent, certaines étapes «fatidique» se cochent. C’est encourageant. On se permet de se laisser aller, de commencer pleinement à vivre cette grossesse. C’est drôle à dire, on en vient presque à apprécier les symptômes les plus plates jusque parce qu’ils nous rassurent que notre bébé est encore en vie. 

Let’s go mon bébé, c’est pas grave que tu me donnes mal au cœur pis que maman a vomi son déjeuner pour la 3e fois, elle est capable d’en prendre!

L’accouchement et enfin, la rencontre. L’aboutissement des joies et des peines. L’heureux mélange entre le «pire est fait» et «maintenant je vais passer le reste de ma vie à m’inquiéter pour toi!»! 

On a souvent pensé baisser les bras, croyant que la douleur des décès ne partirait jamais. Mais tu es là maintenant. Tu as été tellement espéré tellement attendu. Tu arrives dans nos vies et on comprend que toute cette peine qu’on a vécue en t’attendant n’est pas vaine.

Tu t’es rendu jusqu’au bout mon petit bébé, tu t’es accroché! 

À toi, mon bébé, notre petit miracle. J’ai peur souvent, mais tu me ramènes dans l’instant présent. C’est un privilège d’être ta maman, merci de m’avoir choisie pour accomplir ce si grand rôle dans la vie d’une personne. J’espère qu’avec mes défauts et mes qualités je saurai être à la hauteur. Je te promets de faire de mon mieux. 

Je t’aime. 

 

✍🏻 Texte: Martine Fraser

🩷 Maman de Laurier et de 3 petits anges 🤍🤍🤍

 

1 commentaire

  • Moi aussi maman de 3 petit ange

    Linda

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